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  • Amorphis
    Entrevue avec le guitariste Tomi Koivusaari.


    Le groupe finlandais Amorphis a subi plusieurs changements au cours des années. Changements de membres et changements de sonorités étaient au menu tout au long de la décennie 90, celle des années 2000 mais le tout semble stable depuis quelques années. En ayant la chance de m’entretenir avec l’un des membres fondateurs du groupe, je ne pouvais qu’en être ravi car Tomi Koivusaari est un guitariste hors-pair qui est doté d’un talent incommensurable. En surplus d’entrevue, au bas, il y a une portion avec SV Bell, le créateur québécois de la pochette de l’album culte qu’est Tales From the Thousand Lakes. Donc, entrevue en double format avec Tomi Koivusaari et SV Bell !


    Dans un premier temps, je dois t’avouer que j’aime vraiment le nouvel album quoique je ne suis pas très objectif étant donné que je suis un amateur du groupe depuis Tales! Ma question est la suivante : Crois-tu que les gens vont cesser de voir les nouveaux albums d’Amorphis de manière à les analyser de la sorte, c’est-à-dire en se disant que c’est un « nouveau disque d’Amorphis avec leur « nouveau » chanteur. Le tout doit être irritant ?


    Je suis bien heureux de savoir que tu aimes l’album ! Mais ca ne nous dérange plus vraiment, nous avons fait tellement de tournées depuis que nous avons Tomi avec nous et tu sais, c’est le 4e album avec lui en plus de l’album Magic & Mayhem et du DVD en concert. Je ne crois pas vraiment que les gens voient encore Tomi comme étant le nouveau chanteur tant que ça… De toute façon, c’était la même chose lorsque Pasi s’est joint au groupe à l’époque d’Elegy, lui aussi a eu l’étiquette de nouveau chanteur pendant une bonne période !

    Est-ce que je me trompe mais ce nouveau disque, The Beginning of Times, a été produit par le groupe mais plus spécifiquement par Esa, c’est bien ça ou non ?


    Non, le tout a été produit par le groupe au complet. Les gens semblent croire qu’Esa est, dans un certain sens, celui qui a le plus de responsabilités dans Amorphis car c’est lui qui fait le plus d’entrevues et le plus de promotion pour le groupe. Mais Esa a une très grande influence sur tout ce qui se passe avec le groupe en comparaison avec les autres membres du groupe. Mais nous avons tous des opinions très fortes et nous travaillons de manière très démocratique.


    Mais les parties vocales ont été produites par Marco Hietala de Nightwish. Est-ce une chose très spécifique demandée par Tomi, pour lui permettre de travailler de façon plus individuelle pour ses parties vocales ?


    Pour le domaine de la production musicale, nous avons 6 producteurs dans le groupe mais il est bien d’avoir des « oreilles externes » pour la portion chantée de l’album. Le travail avec Marco se fait de manière très intéressante et ce, depuis quelques temps car nous avons travaillé avec lui par le passé. Tomi aime bien que quelqu’un puisse être présent pour surveiller son travail en studio car tu deviens facilement sourd, dans un sens, vis-à-vis ta propre performance.




    Comme de raison, lorsque nous parlons d’Amorphis, nous pensons aux concepts et cette fois-ci, vous nous parlez de Väinämöinen, un héros qui est considéré comme un véritable icône dans la mythologie finnoise. Pour nous, ici au Québec, c’est un peu vague mais peux-tu nous expliquer vaguement ce qui se cache derrière le concept pour ce disque ?


    Les paroles pour les trois derniers albums ont été écrites par Pekka Kainulainen et inspirées par le Kalevala et la mythologie finnoise. Les trois derniers albums racontaient l’histoire ou les histoires d’un personnage du Kalevala. Cette fois, c’est sur Väinämöinen qui est l’un des personnages principaux dans notre mythologie. C’est vraiment trop long à raconter, tes lecteurs pourraient se lasser ! Mais dans un sens, ça importe peu car lorsque tu écoutes les chansons, que tu sois au courant de l’histoire qui est à la base de l’album, ça importe peu car tu peux adapter les paroles à ta guise !

    Donc, c’est relié au Kalevala et non le Kanteletar ?


    Dans un sens, les deux! Le Kalevala est plutôt un recueil de poésie et d’histoires tandis que le Kanteletar est plutôt axé sur les chansons. Les deux sont basés sur les mêmes choses.


    J’ai toujours voulu demander cette question à l’un des membres d’Amorphis, ou du moins un Finlandais. J’ai cette question en tête depuis une quinzaine d’années. Quand j’étais étudiant à l’université, j’étudiais la littérature tout en écoutant une bonne quantité d’Amorphis. C’était en 1996 et j’étais obsédé par Elegy. J’ai fait un travail de session sur Lönnrot en le comparant aux auteurs de la période du romantisme. Mon enseignant de l’époque, qui et une sommité dans le domaine Shakespearien ne connaissait pas Lönnrot. C’était une découverte pour lui et la découverte a été fructueuse par la suite. Donc, ma question est la suivante : Comment est perçu Lönnrot dans la société finlandaise ? Est-ce le Shakespeare de la Finlande ou le Molière ?


    Tu peux dire aux Finlandais qu’il est le Shakespeare de la Finlande, sans aucun problème car tout comme Shakespeare, Lönnrot a réuni de nombreuses histoires qu’il a entendu de bouche à oreilles, pour les adapter et ainsi, les mettre dans des livres. Aussi, J.R.R Tolkien a utilisé le Kalevala comme inspiration pour créer ses personnages dans le Seigneur des Anneaux. Par exemple Väinämöinen, qui est un vieux sage, est l’influence majeure pour la création du personnage de Gandalf.


    De retour à l’album avant que l’on ne se perdre dans les méandres littéraires. C’est du Amorphis pur et dur, pas de doute. La pièce Three Words m’a interpellé tout de suite car c’est une bonne pièce mais aussi, pour le mysticisme qui entoure la chanson. Quels sont les « trois mots » dont vous parlez ? Personnellement, j’irais avec les trois éléments comme l’eau, le feu et la terre…


    Je ne suis pas vraiment la bonne personne pour répondre aux questions en relation avec les paroles étant donné que je ne suis pas celui qui écrit les textes. La réponse se trouve dans l’histoire… mais, bah, de toute façon, je ne crois pas que les paroles devraient être expliquées car chaque auditeur doit créer son propre univers en relation avec ce qu’il pense, que celui qui écoute puisse créer ses propres liens avec ce qu’il entend et comprend. Du moins, c’est comme ça que j’analyse les paroles quand j’écoute de la musique et c’est la même chose pour nos paroles aussi. Je n’analyse pas nos paroles vraiment. Ou bien je demande à notre auteur ce qu’elles veulent dire !

    Peux-tu nous parler de l’illustration de Travis Smith pour la pochette ? C’est un œuf ?


    C’est effectivement un œuf. Dans la mythologie finlandaise, le monde est né dans un œuf, de là, la relation avec le titre et le thème de l’album. Donc, nous avons donné cette idée à Travis qu’un œuf pourrait être sur la pochette et nous en sommes là ! Travis s’est encore surpassé.


    Justement, vous utilisez l’aide de personnes en dehors du groupe pour écrire les paroles, cette fois-ci c’est Pekka Kainulainen qui revient encore une fois. Est-ce parce qu’il vous est très difficile de traduire le finnois en anglais ou est-ce une façon d’être plus concentré sur la dimension musicale ?


    Oui, nous sommes plutôt concentrés sur la portion musicale. Et il y a un fait indéniable, c’est qu’aucun membre d’Amorphis n’est un bon parolier. Nous ne voulons pas donner à notre musique des paroles semi-intéressantes, tu vois ? Pekka écrit directement en finnois, inspiré par le Kalevala mais tout en faisant sa propre version des textes de Lönnrot, tout en faisant une certaine mise-à-jour dans un sens. Par la suite, notre ami Erkki Virta traduit le tout en anglais et finalement, Marco Hietala et Tomi Joutsen arrangent le tout pour que le tout soit unifié avec la musique !


    Tomi Joutsen a vraiment pris sa place comme chanteur avec le groupe. Je me souviens encore de votre premier passage avec lui à Montréal, c’était en 2005 ou 2006, Tomi était encore le « p’tit dernier » La liste de chansons cette soirée là nous avait tous jetés sur le derrière. C’était très axé sur vos meilleures chansons de toutes les époques. C’était plutôt différent qu’avec Pasi, avec qui ce n’était que les chansons d’Elegy en montant. Était-ce quelque chose que Pasi vous demandait, de laisser la portion death métallique de côté et lorsque Tomi est arrivé, il vous a demandé de revenir aux racines mêmes du groupe ?


    Avant que Tomi ne se joigne au groupe, je crois que c’était un désir collectif de ne jouer que les pièces dites « nouvelles ». Quand Pasi est parti, c’était la première fois que nous nous retrouvions tous ensemble, avec une certaine période de repos en se demandant ce que nous avions fait jusqu’ici et pourquoi. Lorsque Tomi s’est joint au groupe, il a été très clair. Il voulait jouer des chansons de la vieille époque et nous étions d’accord nous aussi. De plus, la tournée dont tu parles nous a fait réaliser comment c’était amusant de jouer ses vieilles chansons.


    En parlant de concerts à Montréal ou en Amérique en général, et je ne veux pas paraitre rude envers ton groupe, mais il est évident que vous retrouvez moins de fans dans les salles de spectacles ici qu’en Europe. Est-ce difficile de passer du format « théâtre » en Europe aux « bars » lorsque vous jouez en Amérique ?


    Ce n’est pas si difficile que ça, ça ne nous inquiète pas vraiment de jouer dans un club, un bar ou un théâtre. Tout ce qui nous préoccupe, c’est la réaction des gens et bien souvent, tu as une réaction plus intéressante dans un club qui contient 300 personnes plutôt qu’un théâtre qui engrange 1500 personnes. On ne sait jamais ! La seule chose qui rend le séjour difficile en Amérique, c’est que c’est très dispendieux, plus spécialement si les places où l’on joue sont de petites places. Nous n’avons pas fait de tournée chez vous depuis une traite même si c’est ce que nous voulons faire car nous avons toujours du bon temps !


    Vous avez sorti un DVD en concert l’an passé en plus de l’album Magic & Mayhem, qui se veut des réinterprétations de certaines chansons du groupe mais avec la touche de Tomi aux voix. Deux items qui allaient bien ensemble. Était-ce un combo demandé par votre compagnie de disques Nuclear Blast ou une chose que vous aviez en tête ?


    Nous voulions sortir quelque chose de spécial pour notre 20e anniversaire mais pas l’habituelle compilation. C’était notre idée d’y aller avec ce combo, et ce n’était pas dans le but d’effacer le passé, loin de là ! C’est impossible de remplacer l’ambiance et les sensations vécues à cette époque. De plus, nous avons de nouveaux amateurs qui ne connaissent pas le matériel datant de quelques dizaine d’années. Ils peuvent donc entendre comment le tout sonne avec la nouvelle formation.

    Aujourd’hui, et avec le recul, comment perçois-tu l’album Far From the Sun?


    Ce n’est pas un album mauvais… Ça ne fait que ramener la sensation merdique qui planait dans le groupe lors de l’enregistrement. On retrouve de bonnes idées sur ce disque mais les parties chantées sont faibles. Le tout aurait pu être beaucoup mieux quand j’y repense. Mais il y a de bons petits moments ici et là !


    Est-ce un album qui a été fait pour les cravatés chez EMI ? Ce disque est sorti avec eux à la base.


    Non. L’album était prêt avant que nous signions avec EMI. Nous l’avons enregistré lorsque nous magasinions un nouveau contrat de disques.


    Vous avez sorti deux albums de type “Greatest Hits” c’est-à-dire Story et Chapters, et ce, dans un espace assez restreint de 3 ans à peine entre chacun. J’ai toujours pensé que c’était une stratégie marketing de Relapse, votre ancienne compagnie, faite un peu sans votre consentement ?

    Ce sont des trucs typiques des compagnies de disques, nous n’avons aucun rôle là-dedans, pour quoi que ce soit ! Attends, quand j’y repense, sur Story, je crois que nous avons décidé quelles chansons allaient se retrouver sur la compilation.


    Vous avez un lien assez profond avec Montréal car la personne responsable de la pochette de Tales from the Thousand Lakes habite ici, à Montréal ! Son nom d’artiste est SV Bell. Peux-tu nous expliquer comment vous en êtes-venus à travailler avec quelqu’un de l’autre côté de l’Atlantique ?

    C’est une pochette magistrale! L’ambiance quelle dégage est très spéciale! Si je me souviens bien, Relapse nous a fait parvenir 4 choix de pochettes et nous avons opté pour celle-là. Nous ne travaillions pas avec les artistes directement à l’époque. Maintenant, c’est différent car nous sommes en relation avec les artistes dès le début du processus de création.


    Savais-tu qu’il est réalisateur de films maintenant ?


    Je crois que j’en ai entendu parler à un moment donné. C’est fantastique pour lui! Je vais essayer de m’informer pour voir de quoi a l’air son travail !


    Et la dernière question qui termine bien souvent mes entrevues : Serez-vous en tournée bientôt ici ?

    Jusqu’à maintenant, nous sommes « bookés » jusqu’en février 2012 au moins! Nous allons faire l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Sud. Nous faisons un concert très spécial en Californie, en ouverture de Nightwish et le 70 000 Tons of Metal, la croisière. Donc, j’espère au printemps prochain, je le souhaite vraiment ! Mais dans un sens, le tout est entre vos mains car il doit y avoir de la demande de votre part avec la vente d’albums par exemple car c’est ce qui fait réagir les promoteurs !

    www.amorphis.net





    Photo : Stefan De Batselier

    Portion d'entrevue avec SV Bell




    Comment en es-tu venu à travailler sur ce disque d’Amorphis qu’est Tales from the Thousand Lakes ?


    À l'époque je travaillais régulièrement avec plusieurs labels métal, dont Nuclear Blast. Tales… a atterri sur mon bureau comme un contrat normal, et je connaissais un peu Amorphis, particulièrement par Karelian Isthmus. J'aimais bien leur musique et j'étais pas mal content de travailler sur Tales. J'ai pas entendu l'album avant de travailler sur le artwork, mais Markus Staiger de Nuclear Blast m'avait assuré que ce disque allait faire un malheur. J'ai sorti un premier tableau, qui n'a pas été retenu, et après une discussion au téléphone, on a réaligné le tir, et ça a donné la pochette qu'on connait. Tout s'est passé entre le label et moi, je n'ai pas eu de contact avec le band.


    Ce disque a connu un certain succès commercial, as-tu eu l’occasion de travailler sur d’autres projets du même genre par la suite ?


    Oui, j'ai fait une cinquantaine de couvertures death métal dans les 90s. Amorphis est certainement le plus connu, mais j'ai travaillé sur des trucs pour Kataklysm, Suffer, Sinister, Oppressor, Gutted, Obliveon...


    As-tu déjà rencontré le groupe en personne, par la suite, car ils sont venus à quelques reprises à Montréal?


    Non, j'ai malheureusement pas eu la chance de rencontrer le band en personne!


    Tu es maintenant quelqu’un d’assez polyvalent dans quelques sphères, peux-tu nous parler de tes occupations autant au niveau quotidien comme ton travail ou les trucs plus artistiques ?



    Wow c'est vaste comme question...! Disons qu'en faisant des couvertures métal, j'ai eu l'occasion en cours de route de réaliser un vidéo-clip pour Obliveon. J'ai bien aimé l'expérience, c'était mon premier contact avec une caméra, et j'ai commencé à travailler sur d'autres projets vidéo, autant en pub télé qu'en corpo. Peu de temps après ça, j'ai commencé à faire des courts-métrages, et aujourd'hui je suis dans le long-métrage principalement. J'ai vendu quelques-uns de mes films sur le marché international, et comme c'était difficile de vendre ici au Canada, j'ai lancé une branche de distribution vidéo à ma compagnie de production. Plus récemment, j'ai aussi ouvert une station TV pour broadcaster sur internet des films d'horreur et de fantastique. J'acquiers les droits de télédiffusion de producteurs que je connais, et je diffuse les films sur ma TV, disponible au www.blackflag.tv Avec le temps, toutes ces activités m'on éloigné de mon chevalet, mais j'aimerais bien me remettre à la peinture un jour !

    www.blackflag.tv
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    Informations
    Amorphis
    Entrevue avec le guitariste Tomi Koivusaari.
    Yanick Tremblay
    Posté et traduit par
    Yanick Tremblay
    le 4 août 2011
    Amorphis
    Début: 1990
    Pays: Finlande
    Style: Death Metal
    Site Internet: Visiter
    MySpace: Visiter
    Le groupe death metal finlandais Amorphis a été créé par le chanteur/guitariste Esa Holopainen et le batteur Jan Rechberger à l'automne 1990. À ces derniers, se sont ajoutés le...
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